Etes-vous Dieu?…

1038123_people_series-2-.jpg

Il y a quelque temps, un ami était de passage dans ma ville, aussi  l’ai je  invité à partager mon dîner. Au fil de notre discussion, les difficultés de couple d’une amie commune sont devenues le centre de nos propos. Cette dernière avait découvert que son mari avait une maîtresse.

Mon ami l’avait rencontré durant les vacances et me partageait ses impressions quant à leurs problèmes de couple avec une certaine pointe d’ironie, j’avoue. Il semblait éprouver du plaisir à tout me raconter.

Hier, sous le coup de la panique, il m’a téléphoné pour me demander un service: il était dans le pétrin. Il avait besoin d’argent pour se loger temporairement. Sa femme avait lu une conversation qu’il avait eu avec une femme sur Internet. Choquée par ces échanges, elle avait mis ses sacs verts sur le palier.

Cet ami devait donc se tenir loin de son épouse rageuse, du moins pour un laps de temps, histoire qu’elle se calme un peu et qu’il puisse discuter et expliquer les circonstances. Je ne pus que constater comment le vent avait tourné. Il y a quelques semaines, il parlait de notre amie commune et de ce qu’elle vivait comme situation  et aujourd’hui, il baignait dans un marée noire semblable.

Et si c’était une conséquence de ses paroles? N’avait-il pas ajouté de l’énergie en répandant l’objet des difficultés de couple de notre amie? Je me suis alors souvenue de la sagesse du test des trois passoires, vous connaissez?

Est-ce vrai? Est-ce aimable? Est-ce nécessaire? 1-Était-ce vrai? Cet homme avait entendu seulement le point de vue de notre amie commune, pas celui de son mari!  On ne pouvait donc jurer que ce qu’elle disait était entièrement vrai.

Était-ce aimable? De rigoler des problèmes des autres n’est guère aimable, vous en conviendrez!

Quant à la nécessité, je pouvais très certainement vivre sans connaître les déboires amoureux de notre copine. Cette expérience m’a enseigné une chose: je serais bien mieux de ne jamais confier mes troubles à ce copain! Je prenais le risque de me voir tourner en ridicule auprès de notre cercle de connaissances.

La morale de cette histoire est que si je pose le pied dans les problèmes vaseux d’autrui, il est probable que j’en ramasse une partie sous ma semelle. Si au moins cela contribuait à alléger le fardeau de l’autre, mais non! Cela ne lui enlève rien!

Un jour, j’ai demandé une question à ma mère qui a provoqué chez elle un rire intarrissable. Je lui ai demandé si elle savait quelle chose était la plus difficile à faire au monde? Elle a approuvé et pouffé de rire quand je lui ai répondu: se mêler de ses affaires!

Personnellement, j’estime que lorsque je me fais du souci pour mes enfants, mes amis, je ne me mêle pas de mes affaires! J’oublie de m’occuper de moi pendant ce temps-là! Je me prends un peu comme pour Dieu le père en me mettant à envisager des solutions à leur place car je ne veux plus supporter les émotions que cela me fait vivre.

En fait, ce n’est nullement par charité humaine que je m’inquiète de l’autre, mais par pur égoisme puisque je ne veux plus ressentir ces émotions dérangeantes, cet inconfort intérieur face à l’expérience que vit l’autre!

Avez-vous, tout comme moi, votre carte de membre du Club Dieu ?

Aucun commentaire jusqu'à présent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Postulats de rêves (Rafraîchissez la page pour en voir un autre)

  • Cette nuit, je fais un rêve de victoire.

Abonnement par email

Entrez votre adresse email pour recevoir une notification lors de la publication de chaque nouvel article par email.

Les signes de jour